la dispute de Marivaux

Publié le par poet24

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L'auteur

 

Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux (Paris, 4 février 1688 - Paris, 12 février 1763), plus communément appelé Marivaux, est un journaliste, auteur dramatique et romancier français.

 

Le résumé

 

Dans cette pièce, il s’agit de décider lequel des deux sexes a donné le premier l’exemple de l’inconstance en amour. Les documents manquant, on a eu l’idée de recourir à l’expérience : quatre enfants, deux du sexe féminin et deux du sexe masculin, ont été isolés dans une forêt dès le berceau. Cette expérience a duré de longues années. Chacun d’eux a grandi isolé du monde et ne connait encore que Mesrou et sa sœur Carise qui les ont élevés. On va alors leur laisser la liberté de sortir de leur enceinte et de connaître le monde. Au lever du rideau, l’expérience touche à son terme et le spectateur va constater les résultats avec les premières amours qui vont apparaître. En fait, cette pièce relève d’une dispute savante sur une question de psychologie expérimentale : l’inconstance vient-elle de l’homme ou de la femme ?

 

Mon avis

 

Cette pièce est loin d'être ma préférée dans le théâtre de Marivaux.  Les deux jeunes filles de l'expérience, Eglé et Adine sont pour le moins vaniteuses ce que je trouve assez peu crédible quand on a vécu isolée comme elles sont censées l'avoir été. Bon c'est l'époque qui veut ca aussi les femmes sont des coquettes qui veulent séduire. Mais au final leurs histoires de miroirs, portrait , de reflet dans le ruisseau m'ont plutôt lassée. C'est plus une pièce typique de ce qu'on a appellé le marivaudage :

 

"Le nom de Marivaux a donné naissance au verbe "marivauder" qui signifie échanger des propos galants et d’une grande finesse, afin de séduire un homme ou une femme. Par extension a été créé le mot "marivaudage". Jean-François de La Harpe définit le "marivaudage" comme « le mélange de métaphysique, de locutions triviales, de sentiments alambiqués et de dictions populaires le plus subtil ». Il se rapporte également à d’autres termes tels que le libertinage et le badinage. Marivaux était accusé de ne pas parler le français ordinaire (d’Alembert, 1785), de pécher contre le goût et quelquefois même contre la langue (Palissot, 1764), parce que ses phrases semblaient artificielles et maladroites, ses figures trop recherchées et obscures, et qu’il créait même des mots nouveaux comme cette locution verbale qui nous paraît maintenant si courante, mais qui n’existait pas encore à l’époque, tomber amoureux (avant, on disait se rendre amoureux). Ce goût pour l’affectation, ce style alambiqué, ces images incohérentes, définissent ce qu’on appelle, du vivant même de Marivaux, le "marivaudage". Ainsi Palissot, le célèbre ennemi des philosophes, écrit-il en 1777 :

« Ce jargon dans le temps s’appelait du "marivaudage". Malgré cette affectation, M. de Marivaux avait infiniment d’esprit ; mais il s’est défiguré par un style entortillé et précieux, comme une jolie femme se défigure par des mines. »

Dès le XVIIIe siècle, le mot marivaudage a donc un sens péjoratif : il ne désigne pas seulement le style de l’écrivain, mais aussi cette forme d’analyse morale et psychologique raffinée ; l’excès que Marivaux met en pratique dans ses romans, dans ses comédies et dans ses essais. À la fin du siècle, dans son lycée ou cours de littérature ancienne et moderne, La Harpe résume ce double sens du terme, en insistant sur le mélange des registres opposés.

« Marivaux se fit un style si particulier qu’il a eu l’honneur de lui donner son nom ; on l’appela "marivaudage" c’est le mélange le plus bizarre de métaphysique subtile et de locutions triviales, de sentiments alambiqués et de dictions populaires. »

(source : wikipédia)

 

Je préfère de beaucoup l'Ile des esclaves, aussi dans ce volume mais que je l'ai pas relu l'ayant fait plus que nécessaire pour les cours. L'île des esclaves est une pièce plus sérieuse à mon goût  par le thème et la richesse des dialogues. J'ai eu l'occasion de la voir au théâtre à l'époque du lycée et j'avais bien apprécié.

 

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Véro 05/04/2010 14:34


J'aime bien Le jeu de l'amour et du hasard. Je l'ai vu au théâtre l'an dernier et je me suis régalée.