Les nouilles froides de Kent

Publié le par poet24

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L'auteur

 

Après la séparation de Starshooter en 1982, Kent se consacre à la bande dessinée et aux albums en solo.

Il renoue avec un certain succès en 1990, avec la chanson J'aime un pays (Alternative à la Marseillaise), extrait de l'album À nos amours.

Il trouve la consécration en 1991 avec Tous les hommes, qui fixe son nouveau style, marqué par la redécouverte d'une tradition de chanson française de qualité alliée avec les sons plus modernes issus du rock et de la pop avec une prestance remarquable sur scène.

Il écrit depuis en parallèle des romans, et de nombreuses chansons pour d'autres interprètes, dont le tube Quelqu'un de bien chanté par Enzo Enzo ; à noter, aussi, des écritures pour Dave, Johnny Hallyday, Enrico Macias ou Nolwenn Leroy.

Kent s'investit aussi dans l'environnement. Sa bande dessinée « À l'eau, la Terre, Sauvons Tuvalu, le pays qui disparaît » est téléchargeable sur Ademe.

 

Le résumé

 

C'était le temps des derniers terrains vagues que les enfants des gens vagues transformaient en aires de jeux. Ces mêmes enfants, quelques années plus tard, enflammeront les banlieues lyonnaises, comme les naufragés lancent une fusée de détresse.
En 1983, la France rangeait encore sa main-d'oeuvre dans des cages à béton plantées en périphérie des grandes villes. Les deux uniques pôles de rassemblement étaient le supermarché du coin et la télévision du salon. Ça pouvait encore ressembler à du confort moderne et, de toute façon, la fatigue du labeur quotidien ne laissait que peu de place au questionnement métaphysique et à l'ennui. Les Trente Glorieuses étaient mortes depuis dix ans, l’avenir se fissurant de toutes parts, mais l'édifice donnait l'illusion de tenir encore.
Marco Belloni, lui, n'avait nulle conscience de tout cela. Il travaillait pour gagner sa vie dans une usine de moules en plastique. Sans amour, sans idéaux politiques, sans grands projets, il est dans l'attente. Il attend la sonnerie qui annonce la fin de la journée pour voir passer la seule fille « potable » de l'usine, pour aller voir Bruce Lee au cinéma, où il aime se prendre pour un autre parce qu'être lui-même n'a rien de reluisant.

C'est à la faveur de ces illusions et au hasard d'une scène de rue nocturne que Marco va devenir assassin, qu'il va prendre dans ses bras une fille comme il en rêve. Elle va lui entrouvrir la porte sur un autre monde, cruel, saignant, imprévisible et haletant. Libre à lui de la suivre.

Quand on trisse avec des proxos au cul, c'est exactement le genre de discours qui vous plombe. Or, il faut être hyper mobile, sinon les perdraux vous repêchent au fond du Rhône avec un chargeur de bastos dans le buffet.

 

Mon avis

 

Je connaissais et appréciait  Kent en tant que chanteur . Je me suis laissée guidée par la curiosité en tombant sur ce roman qui au résumé je dois l'avouer ne me tentait pas. J'ai été surprise par le style au départ je me suis retrouvée dans un monde qui m'est inconnu celui de l'argot poussé à l'extrême. Enormément d'expressions que je ne connaissais pas décryptées grâce au contexte. Mais on fait vite abstraction de ce langage pour s'interesser à cet homme paumé qui fait basculer sa vie pour protéger une inconnue... On s'attache à lui et le suit avec plaisir dans ses tribulations.

Un livre décalé, court mais agréable à lire !!!

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